| L’Enseignement de Gamâl al-Banna |
Longtemps, l'étroite urgence des guerres aux multiples noms a
subtilisé à nos langages la légère transparence de la vérité. Mais
celle-ci, comme la patience résurgente des sources, comme les longs cours
liés par une promesse d'océan, renaît dans la quête et l'espoir des hommes
éprouvés.
Tenter de traduire cette parole, c'était avant tout honorer une dette
envers Gamâl al-Banna et envers l'Egypte. Je ne prétends pas toutefois
avoir pu donner la réelle mesure de cette œuvre-phare qu'est sa réflexion
sur les fondements d'une Nouvelle Jurisprudence Islamique. C'est
une bien vaste
science,
le temps d'une vie et non quelques dizaines de pages qu'il aurait fallu
pour mettre au jour les ressources conquérantes et libératrices de ce
labeur immense. J'aurai simplement pour moi la joie d'en avoir capté des
résonances, de m'être fait l'écho d'une espérance qui, à la condition
d'être partagée, peut opérer une brèche dans "la massive nuit"…
C'est bien l'heure d'accrocher son cœur à une
étoile.
M. A.
Le Caire, 20 novembre 2001
Mes
remerciements vont à ‘Âdel ‘Abd el-Bâri Muhammad Dessûqi, imâm de mosquée
et bouquiniste, qui m'a aidée à déchiffrer la complexe terminologie du
fiqh. |
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أَلَمْ تَرَى كَيْفَ ضَرَبَ اللَّهُ مَثَلًا كَلِمَةً طَيِّبَةً كَشَجَرَةٍ طَيِّبَةٍ أَصْلُهَا ثَابِتٌ وَفَرْعُهَا فِي السَّمَاء N'as-tu pas vu comment Dieu donne en exemple la bonne parole ? Tel un arbre excellent dont la racine est ferme et la ramure dans le ciel (Qoran, 14, 24) |
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