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أَلَمْ تَرَى كَيْفَ ضَرَبَ اللَّهُ مَثَلًا كَلِمَةً طَيِّبَةً كَشَجَرَةٍ طَيِّبَةٍ أَصْلُهَا ثَابِتٌ وَفَرْعُهَا فِي السَّمَاءِ |
N'as-tu pas vu comment Dieu donne en exemple la bonne parole ? Tel un arbre excellent dont la
racine est ferme et la ramure dans le ciel (Qoran, 14, 24) (Nahwa
Fiqh-in Gadîd, 3 volumes)
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VOLUME I [1]
I.1.1. L’innocence
originelle
I.2.
La
compréhension du discours coranique I.2.2. L’obstacle éxégétique I.2.3. Le Coran : miracle de l’Islam
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Foi, Loi et discours
coranique
(Nahwa
fiqh-in gadîd,
vol.1) | |
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I.1. APPROCHES ET NOTIONS | |
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I.1.1. L’innocence
originelle | |
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Le premier
chapitre traite de “ L'innocence
originelle et [du] cercle du licite et de l'illicite ”.
Le principe fondamental d'abord mis en relief est celui selon lequel en
Islam, à l'origine des choses est le licite (halâl), l'autorisé, et que
seul est illicite (harâm) ce que Dieu a interdit dans son Coran par un
verset explicite – n'admettant de ce fait aucune interprétation – ou dans
un hadîth dûment établi et reconnu authentique de la Tradition du
Prophète. Il est vrai que les livres de jurisprudence reproduisent cette
vérité, mais de manière mécanique, sans réelle conscience de la profondeur
et de la globalité de son contenu, preuve en est qu'il n'a guère été donné
au principe de “ l'innocence
originelle ”
la place qu'il méritait parmi les fondements du fiqh alors qu'il “ dépasse
largement la théorie du Droit naturel ”
ainsi que d'autres fondements du Droit. Un tel principe, estime l'auteur,
restreint évidemment les compétences du législateur de métier (musharre‘)
et du faqîh, enclins à poser des interdits. Il rappelle dans ce contexte
le débat historique, tout-à-fait “ stérile,
engagé sur la question de l'acte autorisé (mubâh) censé faire l'objet d'un
statut légal ”
et stigmatise l'attitude des fuqahâ' qui intervertit l'ordre des choses,
“ jetant
le musulman dans l'hésitation devant toute action en lui faisant se
demander si ce qu'il va faire appartient à la catégorie de l'illicite ou à
celle du licite ”. Notant la
réponse des mu‘tazilites qui refusaient de codifier “ l'autorisé ” pour la
raison qu'étant le non-délit il ne pouvait avoir un rapport que négatif à
la loi (shar‘, sharî‘a), l'auteur conclut qu'en substituant la
classification minutieuse des interdits et des actes autorisés – sans
oublier toute la gamme des nuances qui déterminent l'action – au rappel de
la clémence (‘afw), pratique ô combien consacrée par le Coran et
la implique, le législateur
de métier révèle son désir de contrôler tous les faits et gestes de
l'individu, de se servir du moindre prétexte pour assiéger sa
liberté. |
| I.1.2. Foi et Loi | |
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À ce
stade, l'auteur procède à une mise au point terminologique. Celle-ci
révèle des confusions formées au long des siècles et des pratiques,
pouvant mener à des abus qui ont tôt fait de mettre en jeu des pouvoirs.
Ainsi la définition du mot sharî‘a (Loi divine) est loin de faire
l'unanimité chez les savants. Ils sont légion à considérer qu'elle englobe
aussi bien les normes religieuses relatives à la croyance, à la foi
(‘aqîda) que les normes sociales, juridiques, etc. Alors que, en
accord sur ce point avec l'imam Mahmud Shaltût (recteur d'Al-Azhar dans
les années cinquante), l'auteur estime qu'il est vital de faire une
distinction entre ce qui a trait au domaine de la foi et des croyances
(‘aqîda) , principe fondamental (asl), et ce qui relève de
la Loi proprement dite (sharî‘a) dérivée du principe et conséquence
(far‘) ; il
souligne la différence de nature entre la croyance et la Loi : la
première a pour siège le cœur et pour pivot la Foi, elle concerne
l'individu, s'exprime dans le culte et seul Dieu en est Juge, alors que la
Loi a pour siège la raison, pour axe et but la Justice, concerne le groupe
social et ses comportements, ses relations à l'État, la vie économique,
politique, etc. (mu‘âmalât) et relève de l'autorité d'un
gouvernement. Il y a parfois interférence entre les deux domaines comme
dans le cas de l'aumône légale purificatrice (zakât). Cependant
Foi et Loi forment un couple indissociable, mais s'il est important de les
distinguer, c'est pour éviter de tomber dans l’autoritarisme pour tout ce
qui concerne la Foi car, comme l'affirme Gamâl al-Banna, “la liberté de
croyance en Islam” est une priorité. Ceux qui appellent à l'application de
la sharî‘a par n'importe quel moyen en oubliant que celle-ci ne
peut s'exercer et se nourrir que d'un climat où règne la foi, prouvent
qu'ils n'ont en tête que le pouvoir (sultân), alors que le concept
de gouvernement en Islam (hukm) s'apparente davantage à la justice
et à l'arbitrage. D'autre part, dans son sens le plus total, le mot fiqh signifie connaissance, compréhension exhaustive. Celle-ci doit être relative aussi bien au domaine de la Foi qu'à celui de la Loi. [C'est pour l'interprétation de la Loi que la traduction du mot fiqh par jurisprudence nous paraît moins inadapté]. Or les fuqahâ' ont dissocié le fiqh de la ‘aqîda, l'ont formalisé en l'amputant de la méditation et en le limitant à l'expression du culte (‘ibâdât) et de la sharî‘a, et ont transféré au compte de la théologie (‘ilm al-kalâm) tout ce qui avait rapport aux croyances. Ce fut “ une erreur fatale ”, explique l'auteur, car “ la foi est la clef de voûte de toutes les religions ” et, plus généralement, constitue la base nécessaire de toute éthique. L'autre “ erreur fatale ” est d'avoir introduit la question de l'imamat ou khilâfat (gouvernement) dans le registre de la Foi alors qu'elle devrait constituer un des fondements de la sharî‘a.
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I.1.3. Évolution historique du fiqh cultuel | |
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L'auteur analyse ensuite le processus historique qui
mène à l'apparition puis à l'inflation du fiqh relatif au culte (fiqh
al-‘ibâdât). Le culte occupe une place privilégiée dans toutes les
religions puisqu’il est l'expression du lien entre l'homme et Dieu et
distingue la religion des autres croyances, mouvements d'idées ou
systèmes, tels que la philosophie, la politique, etc. Avec l'apparition
des religions révélées, le culte n'a pu – malgré l'énorme apport des
prophètes, se libérer d'un héritage plusieurs fois millénaire de pratiques
païennes qui emprisonnent la configuration de Dieu dans un ensemble de
projections humaines semblant, avec le temps, faire partie intégrante de
la religion, ce qui historiquement, a ouvert la voie à toutes les
manipulations effectuées par la caste des puissants et des prêtres. À l'époque du Prophète, le culte a toujours été
associé à l'action et l'intention primait le rituel et la forme car en
Islam, souligne l'auteur, “ le
culte ne peut vraiment polir les âmes qu'en cas où la société se trouve
libre de l'oppression et de la corruption ”.
Avec la conquête et la fulgurante extension du territoire de l'Islam, la
complexité croissante exige une compréhension et une interprétation au
moins aussi complexes que la nouvelle réalité et donc une
spécialisation. Le fiqh
naît, s'organise en harmonie avec le califat. Lorsque le pouvoir passe aux
mains des “ bâtisseurs
d'empires ”
(les dynasties Omeyyade, Abbasside, etc.) influencés par le mode de
gouvernement romain aux dépens de celui des conseils consultatifs (shûra),
les fuqahâ' s'opposent dans un premier temps au calife, et parviennent
même à détrôner le récalcitrant (Al-Walîd ben Yazîd), mais ces procédés
révolutionnaires cèdent rapidement le pas à une résistance passive et à
“ un
rapport dialectique ”
au pouvoir, entretenu sous le signe de la contradiction, “ donnant
la mesure de la complexité et du paradoxe qui gouvernent les relations
sociales et en font tout ce qu'il y a de plus éloigné de la logique. ”
Ainsi on renonce à des idéaux de justice et de liberté de la pensée au nom
de cette même liberté (cf. le comportement des mu‘tazilites, tenants de
l'école de la raison – al ‘aql – face à celle des traditionnalistes – al
naql) ou par souci de préserver un califat par l'intermédiaire duquel,
malgré tout, se répandait l'Islam (Ibn Hanbal et Al-Mo‘tassem), un but qui
s'accommodait de toutes les justifications. Le faqîh perdait de plus en plus de sa légitimité et
de son initiative politique, trouvait son champ d'action réduit. Devant
cette impasse, une série de facteurs positifs (le culte comme expression,
son importance en Islam) et négatifs (la restriction des prérogatives du
faqîh) poussaient à la recherche d'une alternative et d'une solution en
direction des pratiques cultuelles vers lesquelles le fiqh opéra sa
retraite. Dans ce contexte, l'apparition des voies soufies fut
l'expression spontanée de masse de cette recherche, alors que l'apparition
des écoles du fiqh (mazhab, pl. mazâhib), faisant écho aux premières, en
fut elle aussi une expression mais bientôt institutionnalisée.
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I.1.4. L’ijtihâd : liberté et
restriction | |
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Par ailleurs, le fiqh soulève également la
problématique de l'effort d'interprétation individuel (ijtihâd)
dans la mesure où, concernant les divers aspects de la vie, il y a
toujours des statuts légaux, des solutions juridiques (hukm, pl.
ahkam) L'auteur s'en prend d'abord à la superficialité des thèses prônées par les écrivains qui revendiquent “ la réouverture des portes devant l'ijtihâd ” comme s'il se fût initialement agi à ce sujet de quelque ordre prohibitif émanant du sultan et conclut qu'il faut plutôt parler d'essouflement. Si les divers pouvoirs ont quelquefois joué un rôle, ce fut après que les 'ulamâ ' qui avaient leurs adeptes, eurent mis leur savoir et méthodes par écrit pour tenter d'enrayer l'anarchie qui régnait au temps où la Sunna à laquelle se reféraient les fuqahâ ' pour justifier leurs solutions était encore mal connue. [3] | |
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Or, si
l'on veut restaurer l'ijtihâd dans sa vigueur première, il faut, estime
l'auteur, définir de nouveaux fondements (usûl) du fiqh qui ne peut
continuer à fonctionner selon les règles posées un millénaire plus tôt,
des fondements susceptibles de se mesurer à l'évolution historique et
sociale. C'est pourquoi il préconise la création d'un conseil permanent à
caractère consultatif et à structure multidisciplinaire groupant côte à
côte fuqahâ ' et spécialistes, car un seul individu ne peut prétendre être
versé dans tous les domaines et “ si l'esprit de la shari‘a est le
même, il existe néammoins une différence de nature entre les solutions
juridiques. ” Cela permettrait, en outre, au fiqh de “ s'ouvrir
sur toutes les expériences humaines, notamment en matière de règles et de
codes de procédure pénale... ” Il ne faut
pas, cependant, s'attendre à “ cueillir
les fruits ”
des diverses initiatives qu'une fois instituée une nouvelle méthode et
“ définis
de nouveaux fondements du fiqh ”
– lorsqu'en particulier et comme l'a préconisé l'imam Al-Ghazâli “la
raison comme source” se substituera au raisonnement analogique “qui ne
peut constituer une source”-, permettant à l'ijtihâd d'être non
plus un moyen de déduire, de faire apparaître (muzhir) à partir
d'indices probants (dalîl, pl. adilla ) trouvés dans les
textes, des statuts légaux, mais d'élaborer directement ces statuts, de
les construire (munshi') en s'appuyant sur “l'esprit du texte”. |
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I.2. La
compréhension du discours coranique | |
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Dans l'introduction de l'ouvrage, l'auteur avait laissé entendre que les nouveaux fondements qu'il se proposait de développer dans un prochain volume seraient ceux de la Loi (usûl al-sharî‘a) – conformément à la distinction faite entre ‘aqîda et sharî‘a –, à savoir : la raison (al ‘aql), les préceptes juridiques et principes moraux tirés du Coran (al-ahqâm wa-l qiyam al qur'âniyya), la Tradition du Prophète (al-Sunna) et la coutume (al-‘urf), à entendre dans le sens du droit coutumier. Si la raison semble avoir pris la première place dévolue au Coran dans la reformulation des fondements du fiqh (usûl al-fiqh) c'est qu'elle est justement une condition nécessaire à la compréhension du Coran et de ses préceptes.
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| I.2.1. Le Coran comme fondement de la Foi | |
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Le
Coran comme
fondement de la Foi (asl al-‘aqîda) sans laquelle la mise en
pratique de la Loi ne saurait être justifiée est donc le principe premier
à partir duquel tout commence, principe qui procède à la
“ re-création des âmes ” et c'est pourquoi une part importante
de l'ouvrage est consacrée à la manière dont le “ discours
coranique ” prépare le terrain à une compréhension maximale des
préceptes divins qui ne relève ni du point de vue des exégètes ni de celui
des hommes de lettres ou divers penseurs cherchant à en dévoiler la
secrète rhétorique. L'époque
du Prophète où “ à
elle seule la récitation du texte sacré suffisait à amener les
associationnistes à la foi ”
– de sorte qu'on a pu dire que “ la
Conquête de Médine s'était faite par le Coran ”
–, était une époque privilégiée. Les livres d'exégèse n’avaient pas encore
donné la chasse au Livre. L'auteur rapporte cet avertissement du Prophète
concernant le Coran : “ Si
une explication fait mouche, elle n'en a pas moins raté la cible ”,
formule où il est dit avec une extrême concision combien sont multiples
les faces du Coran, de sorte que ne peut être favorisée une interprétation
aux détriment d'autres, ni une idée unique de l'hégémonie de laquelle il
entend en tout cas libérer l'esprit. Toutefois, au temps où Médine s'était
transformée en un centre rayonnant du monde, où avaient éclos les grandes
villes de l'Islam, Bassorah, Al-Kûfa, Fustât, Qaïruân, “ les
Arabes étaient devenus une minorité et les compagnons du Prophète une
monnaie rare ”,
et l'apparition de l'exégèse se trouva une justification dans “ la
soif de savoir ”
des populations nouvelles.
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| I.2.2. L’obstacle éxégétique | |
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Bientôt,
les célèbres exégèses d'Al-Tabari, Al-Qurtubi, Ibn Kathîr, Ibn ‘Atiyya,
Al-Zamakhshari, etc., pourtant bourrées de fables et d'historicismes
(asbâb al-nuzûl), acquirent un halo de sacralité tel “ qu'il fut
impossible à Ibn Taymiyya, Ibn Al-Qayyem ou Ibn Hazm de rien changer à la
situation ” malgré
leurs travaux de décantation. Les repères historiques que donne l'auteur permettent de se faire une idée très nette de la science exégétique, de la révolution accomplie par Muhammad ‘Abduh dans ce domaine et englobent aussi bien les approches modernes que contemporaines du Coran, longuement exposées et commentées, celles notamment du penseur algérien Muhammad Arkoun – qui, selon l'auteur, “ n'a pas su se libérer de la manière dont l'anthropologie européenne pense la religion ” –, du penseur syrien Muhammad Shahrûr – dont l'auteur salue “ le considérable et sincère effort pour tirer la pensée arabe et la jurisprudence islamique de leur étouffante crise et tenter d'élaborer une méthode de lecture objective du Livre de Dieu ” jugée cependant exagérément linguistique – et celle enfin de Nasr Hâmed Abu Zayd “ chez qui, indique l'auteur, se sont mêlés le pire produit de l'orientalisme et ce que notre tradition a donné de plus mauvais. ” Cette dernière critique ne doit pas faire oublier la position de l’auteur qui, fidèle à son militantisme pour la liberté de la pensée, s’est fermement élevé contre le procès d'apostasie intenté à Abu Zayd, ce qu’il rappelle d’ailleurs lui-même dans une longue note. Parallèlement aux diverses interprétations du texte coranique ont été déployés des efforts innombrables pour saisir les secrets du miracle, du prodige coranique (al-i‘gâz). Leur échec tient, selon Gamâl Al-Banna, au fait que les auteurs de tels ouvrages “ n'ont guère lié la forme du message au but pour lequel il fut révélé... ”
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| I.2.3. Le Coran : miracle de l’Islam | |
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“ La
compréhension du Coran telle qu'elle doit être ”
clôt cette dernière partie.
Il y est dit en substance que le Coran est le miracle de
l'Islam et qu'en cette qualité, le prodige doit en être la manifestation
permanente et renouvelée. D'où il apparaît que l'Islam a transféré le
miracle du champ des lois naturelles à celui de l'âme humaine parce que
c'est en elle qu'il peut indéfiniment accomplir son prodige, en garantir
la pérennité pour tous les temps. Telle est, “ la mission
impossible ” dont
s'acquitte le Coran. L'auteur
y analyse ensuite les “ signes ”
du prodige coranique, sa structure musicale qui, imprégnant l'oreille
s'empare de la totalité de l'être, “ les
figures du discours ”,
la mobilisation de toutes les formes d'esthétique du langage ouvrant au
lecteur l'accès au sens en dépit des obstacles dus à l'insuffisance de la
langue et de l'entendement humain, notamment en ce qui concerne l'Être de
Dieu et la vie à venir, puis son approche toute psychologique de l'homme,
pénétrant les plus délicates subtilités de l'âme, touchant ses cordes les
plus sensibles pour enfin assumer l'orientation de l'être humain qui,
entré par le biais de tous ces agents en parfaite interaction avec le
Coran, se trouve guidé vers deux principaux objectifs, en fait deux
exigences :
l’usage de la raison et celui de la foi dans les préceptes et principes
moraux fixés par le texte sacré, impliquant “ une
nouvelle venue au monde de l'homme engendré par la foi.” |
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